The Patience of the Farmer

Bible Text: James 5:7-11 | Preacher: Malcolm McLoughlin | Series: Online Services (confinement) | Lire la transcription en français

J’ai deux enfants qui se prénomment Dylan et Pearl et parce que j’adore la musique, les gens me demandent souvent s’il a été nommé en l’honneur de Bob Dylan. Je réponds non, c’est juste que j’aime ce prénom. Pearl cependant, a été nommé après le groupe de rock, Pearl Jam, mais au fil des années je la vois davantage comme une perle précieuse, une pierre précieuse unique. (« pearl » en anglais signifie « perle »)
Cela m’a fait réfléchir récemment à comment une perle se forme :

Lorsque des bactéries rentrent dans la coquille de l’huître, cela provoque un grand inconfort
Avec le temps, l’huître recouvre l’objet d’un fluide pour se protéger
Cela peut prendre des années pour recouvrir complètement cet irritant
Plus le procédé dure, dont la durée est comprise entre 5 et 20 ans, plus la perle est belle et coûteuse
En gros l’huître doit passer par une période de patience face à un inconfort pour que la vraie beauté soit révélée
Plus l’inconfort est intense, plus la perle est précieuse

Amis, dans mon esprit cette semaine, j’ai senti le Seigneur me demander de vous apporter une parole concernant la patience. Nous allons nous tourner à la parole de Dieu dans un court instant pour voir ce qu’elle dit mais d’abord voulez-vous me joindre dans la prière ?

(Prière)

Notre texte aujourd’hui est Jacques chapitre 5 versets 7 à 11.

7 Frères et sœurs, patientez donc jusqu’à ce que le Seigneur vienne. Pensez au cultivateur : il attend les précieuses récoltes de sa terre. Il prend patience à leur égard, jusqu’à ce que tombent les pluies de l’automne et du printemps. 8 Vous aussi, prenez patience, soyez pleins de courage, car la venue du Seigneur est proche. 9 Ne vous répandez pas en plaintes les uns contre les autres, frères et sœurs, si vous ne voulez pas être condamnés. Voici que le Juge se tient déjà devant la porte.

10 Frères et sœurs, prenez comme modèles de patience persévérante dans la souffrance les prophètes qui ont parlé de la part du Seigneur. 11 Oui, nous disons bienheureux ceux qui ont tenu bon. Vous avez entendu comment Job a supporté la souffrance. Vous savez ce que le Seigneur a finalement fait en sa faveur, parce que le Seigneur est plein de bonté et de compassion.

Ce texte est écrit par Jacques, le frère de Jésus. Ce qui est intéressant c’est que le livre de Jacques contient plus d’impératifs que n’importe quel autre livre de la Bible. Des synonymes pour le mot « impératif » : vital, crucial, critique, et essentiel. Il y a 54 impératifs dans ces 108 versets de l’Ecriture. Ça fait beaucoup de commandements. Le thème principal de l’écriture de Jacques ici c’est d’être un faiseur de la foi, et pas simplement quelqu’un qui entend la Parole. Dans cette lettre courte mais puissante, ou ce qu’on appelle aujourd’hui épitre, Jacques réprimande ce qui relève du mondain (ou les choses du monde) et défie le lecteur de chercher la sagesse divine.

Et soyons honnêtes, nous sommes tous impatients. Je sais cela car je suis un homme, et l’une des grandes choses que les hommes n’aiment pas, c’est faire du shopping. Quand un homme va faire des courses, il sait ce qu’il veut, il sait où trouver ce dont il a besoin, donc il va et achète, et rentre à la maison. Travail effectué. Mission accomplie.

Maintenant, étant un homme marié et un frère de deux sœurs, je sais que les femmes aiment faire des courses un peu différemment. Elles prennent leur temps, cherchent la bonne affaire, essaient des trucs, et sont généralement plus analytique que les hommes. Pendant ce temps, le mari ou compagnon attend dans le centre commercial et regarde sa montre en se disant, cela va-t-il finir ?

Mais d’un autre côté, certains gars seraient probablement capables de regarder du sport ou jouer aux jeux vidéo toute la journée. Et pendant ce temps, la pauvre femme ou compagne en souffrance se dit, cela va-t-il finir ?

Bon, ce sont probablement des stéréotypes et il existe des exceptions à la règle, mais nous sommes tous impatients à propos de quelque chose. Réfléchissez-y, combien de fois vous vous êtes brulés la langue parce que vous étiez trop impatients pour attendre que la pizza refroidisse. Ou combien de temps vous attendez en marchant derrière une personne lente avant de la dépasser. Combien de temps vous attendez derrière une voiture au feu vert avant de klaxonner. Et combien de temps vous attendez au téléphone en attente avant de raccrocher. Nous vivons dans un monde de gratification instantanée où tout peut être téléchargé et des entreprises comme Amazon ont des choses comme livraison le même jour et explorent même la possibilité de livraison par drones. On regarde frénétiquement la télé, conduisons trop vite, vivons un style de vie adapté au fast-food.

Et nous sommes tous actuellement unis dans notre impatience d’être confinés. Ce que cela nous montre c’est que la patience ne s’acquiert pas lorsque tout va bien. La patience ne s’acquiert pas quand vos enfants se comportent bien. La patience n’est pas acquise quand votre boulot va bien. La patience ne s’acquiert pas quand vous connaissez une expérience facile au magasin. La patience ne s’acquiert pas quand votre santé est bonne. La patience ne s’acquiert pas quand votre mariage va bien.

Non, la patience s’acquiert quand vos enfants ne sont pas à l’école et sont éduqués à la maison. La patience s’acquiert quand des boulots ne vont pas bien et les inquiétudes financières sont très réelles. La patience s’acquiert quand vous devez faire la queue au magasin pendant 2 heures puis avez des gens qui respirent sur vous dans le rayon légumes. La patience s’acquiert quand vous avez des préoccupations pour la santé de votre famille et vos proches. La patience s’acquiert quand vous êtes avec votre conjoint tous les jours et avez toutes vos mauvaises habitudes exposées.

On acquiert la patience à travers difficultés et souffrance.

L’Ecriture abonde en histoires d’épreuves et de difficultés.

Moïse : choisi pour mener les Israélites hors d’Egypte mais s’est quand même perdu dans le désert pour 40 ans et n’a jamais réussi à atteindre la terre promise lui-même. Mais les Israélites réussissent.

Joseph : jeté dans un puit et vendu en tant qu’esclave par ses frères, accusé de viol, emprisonné, nommé second après le Pharaon puis réuni avec ses frères.

Puis il y a David : durant les quinze années entre son onction et le moment où il assume officiellement le règne de pouvoir, il était continuellement harcelé par Saul.

Epreuve après épreuve après épreuve. Il n’y a pas de manière facile pour apprendre la patience.

Alors comment Jacques nous dit d’apprendre la patience, il dit : Pensez au cultivateur : il attend les précieuses récoltes de sa terre. Il prend patience à leur égard, jusqu’à ce que tombent les pluies de l’automne et du printemps.

Il utilise le cultivateur comme illustration. Quand j’étais un enfant en Irlande, nous étions entourés de fermes. Mon grand-père et mon oncle travaillaient tous deux dans des fermes et j’ai aussi moi-même travaillé dans une ferme pour gagner de l’argent en plus. Non seulement le travail à la ferme casse le dos et semble interminable, une grande partie repose sur l’attente. Attendre la récolte requiert une immense patience. Quand il met la graine dans le sol, c’est seulement le début de la récolte. Des cultures différentes prennent des durées différentes pour arriver à leur réalisation. Les conditions différentes, comme la météo, affectent le temps de la récolte. Mais la récolte est toujours l’objectif visé.

L’agriculture est très risquée. Ça pourrait être une bonne année, ou une année de sécheresse et de famine qui résulte en aucune récolte. Et si c’est une mauvaise saison, l’agriculteur ne peut pas juste quitter son emploi et en trouver un autre la semaine d’après. Non, l’agriculture est l’engagement d’une vie entière qui est souvent passée de génération en génération. L’agriculteur a une alliance avec la terre. Pouvez-vous imaginer la joie de voir un trou dans la terre devenir une énorme plante nourricière pour la famille ? Ou une récolte de cultures qui maintient une communauté. Ça semble probablement une éternité entre le moment où la première graine est plantée et le moment où celle-ci sort de la terre. Et encore plus longtemps avant que celle-ci grandit et devient une plante et le premier fruit est récolté. Après avoir attendu patiemment pendant toutes ces semaines et mois, je parie que rien n’a jamais été aussi bon.

On nous commande d’être patient de la même manière.

Jacques écrit par la suite, ne vous répandez pas en plaintes les uns contre les autres.

Anthony Bird, un prêtre anglican, dit :

Le fait de se plaindre est un signe d’impatience et une indication que la foi a échoué, de sorte que ce qui était sensé être une épreuve ou un test est devenu une tentation… Se plaindre envers les autres est un péché qui survient lorsque nous nous perdons à penser que le monde n’est pas pleinement sous le contrôle de Dieu. Cela montre un manque de contrôle de soi face à la provocation, et c’est alimenté par des sentiments de frustration, douleur, et colère. Se plaindre, c’est une tentative de défendre nos propres intérêts, ou une manière de répondre à ceux qui nous ont fait du mal selon notre propre perception.

Une nouvelle fois, un élément clé pour résister ces tentations c’est la patience. Qui peut seulement venir quand nous sommes certains que Dieu en en contrôle. Quand on sait qu’il est en contrôle, on ne ressent pas le besoin de se défendre ou de chercher à faire justice soi-même. Souvenez-vous, Jacques réprimande le monde et appelle ses lecteurs à chercher la sagesse divine et à se rapprocher de Dieu. La vie n’est pas facile parfois, et surtout en ce moment, mais persévérer nous devons.

Jacques dit Oui, nous disons bienheureux ceux qui ont tenu bon. Vous avez entendu comment Job a supporté la souffrance. Vous savez ce que le Seigneur a finalement fait en sa faveur, parce que le Seigneur est plein de bonté et de compassion.

Job était un homme bon mais il était affligé par l’inimaginable. Il était un homme riche, « irréprochable » et « intègre » qui vivait dans le pays de Hus avec sa grande famille et son bétail extensif. Mais Dieu a permis à Satan de tourmenter Job. Il traverse une douleur indescriptible. D’abord ses enfants sont tués et sa terre est emparée, mais Job dit au chapitre 1 versets 21 et 22 :

« Je suis sorti nu du ventre de ma mère, et j’y retournerai nu. L’Eternel a donné, l’Eternel a repris : que l’Eternel soit béni ! » Au milieu de tous ces malheurs, Job ne commit pas de péché et n’attribua rien d’inconvenant à Dieu.

Puis il est plongé dans un inconfort inconcevable :

Job 2 : 7-10 dit : 7 Alors l’Accusateur se retira de la présence de l’Eternel et il infligea à Job une douloureuse maladie de peau qui s’étendit de la plante des pieds jusqu’au crâne. 8 Job prit un morceau de poterie pour se gratter, et resta assis au milieu de la cendre. 9 Sa femme lui dit : Tu persévères toujours dans ton intégrité ! Maudis donc Dieu et meurs !

10 Mais il lui répondit : Tu parles comme une insensée. Quoi ! nous recevrions de Dieu le bonheur, et nous ne recevrions pas aussi le malheur !

Au milieu de tous ces malheurs, Job ne commit pas de péché dans tout ce qu’il dit.

Voyez-vous la clé pour comprendre Job se trouve au chapitre 19 quand il dit mon rédempteur vit ! Dans toutes ses épreuves, Job ne dépend pas de ses sentiments ou de comment il se sent mais de ce qu’il sait est vrai.

Job 42 : 12 Pendant ses dernières années, Job reçut de l’Éternel plus de bénédictions qu’il n’en avait reçu dans les premières. Il posséda quatorze mille brebis, six mille chameaux, mille paires de bœufs, et mille ânesses. 13 Il eut sept fils et trois filles … 16 Job vécut après cela cent quarante ans, et il vit ses fils et les fils de ses fils jusqu’à la quatrième génération. 17 Et Job mourut âgé et rassasié de jours.

Nous sommes dans une saison d’inconfort et d’attente mais Dieu ne va pas nous donner plus que nous pouvons supporter. La question est, comment allons-nous attendre ? Vous pouvez soi attendre passivement ou activement. L’attente passive est comme un poison. Ça prend la forme du cynisme et de rien faire, nous devenons sec et amer. Nous attendons la vie que nous méritons et les miracles que nous croyons doivent nous arriver.

L’attente active est une chose profondément différente. Attendre activement, c’est quand nous adoptons une meilleure posture et cultivons des bonnes habitudes dans nos vies quotidiennes. Nous sommes, comme David dit au Psaume 62, en attente silencieuse devant Dieu.

Une perle est le fruit de la patience qui prévaut sur l’inconfort. S’il n’y avait pas d’inconfort, il n’y aurait pas de perle. Dieu utilise ce temps de patience et de dépendance envers lui pour faire ressortir la perle qui est dans chacun de nous.